De cette douleur profonde je me suis entaillé
J’ai creusé ma tombe puis je m’y suis allongé
J’observe ce monde sans y vivre
Car allongé j’attends la mort venir
Elle me nargue et je la cherche
Un jeu à en perdre la tête
Elle fait partie de moi à chaque instant
Elle me fait comprendre que je suis sienne
Domptée, je lui crie qu’elle est mienne
Un jeu rongeant jusqu’au sang
Un cœur aux battements ralentissant
Une respiration bientôt inexistante
Un résumer de votre vie gâchée
Par le plus dure des réalités
On succombera tous au pêché de l’arrêter
Pour certaines personnes c’est leur destiné
Rien à y faire c’est écrit et prouvé…
Peut-être serais-je un ange aux ailes coupées
En souvenir de mon lourd passé
Pour montrer que la douleur est éternelle
Et que les souvenirs sont immortels
Peut-être pleurerais-je des océans de sang
Pour montrer que j’y ai perdu tout mon bon sens
Peut-être aurais-je les poignets écorchés
Pour montrer mes longues années mutilées
Ou peut-être serais-je rien, une nuit noir perpétuelle
Pour montrer que dans la mort rien n’est existentiel
